
L’Indiscrétion du rococo
Épier, découvrir, surprendre dans le premier XVIIIe siècle français
Que signifie la présence récurrente et diversifiée d’un témoin voyant sans être vu, ou écoutant sans être entendu, dans les fictions littéraires et visuelles du premier XVIIIe siècle ? De Fontenelle à Rousseau, de Watteau à Fragonard, l’indiscrétion dessine un réseau de préoccupations invitant à mettre l’ombre en lumière, à faire des coulisses perceptives le foyer d’attention. Le décentrement, la transgression et le dévoilement liés à la présence clandestine entrent en écho avec l’esthétique « rococo », familière du détour et de l’asymétrie. La reprise de motifs topiques (mari cocu, belle endormie ou au bain) n’épuise pas la richesse du phénomène ; son importance numérique, dramatique et symbolique invite à en mesurer l’intérêt, la valeur, la portée.
Publié avec le soutien du laboratoire CÉRÉdl de l’université de Rouen-Normandie, de la Faculté des lettres de Sorbonne Université (Fonds d’Intervention pour la Recherche – FIR), du Centre d’étude de la langue et des littératures françaises (CELLF – UMR 8599), de l’École doctorale III « Littératures françaises et comparée » et de l’Institut universitaire de France, par l’intermédiaire de la Direction de la Recherche de l’université Bordeaux Montaigne.
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