
Le regard de Machiavel
Penser les sciences sociales au XVIe siècle
Le regard que Machiavel porte sur la réalité lui permet de voir des
choses que ses contemporains ne voient pas, comme la nature des
comportements collectifs, le caractère mental des liens politiques et
religieux ou l’importance de l’opinion dans le gouvernement des États.
Le fil conducteur de cette « biographie cognitive » est l’enquête de
Machiavel : sa manière d’identifier et construire dans le temps des
objets de recherche. Née du constat que Machiavel constitue un cas
historique paradoxalement encore peu exploré, cette étude pose de
nouvelles questions au travail du secrétaire florentin ouvrant une série
de pistes inédites sur ses sources, son approche du Nouveau Monde, sa
façon de concevoir des pratiques intellectuelles telles que la lecture
et l’écriture. Ce que l’on propose ici est un changement de perspective :
il ne s’agit plus de questionner Machiavel sur son identité politique
ou religieuse mais de comprendre comment, en interprétant la réalité, il
contribue à l’émergence d’une connaissance spécifiquement consacrée à
l’homme en société.
Avec le soutien de l’EA 4574 – Sciences, Philosophie, Humanités de l’Université Bordeaux-Montaigne.
- Apprendre à voir
- « Il vous enveloppa de ses paroles »
- « Homme public »
- Connaître et gouverner les peuples
- D’autres États et d’autres peuples
- « Car ils mangent de la chair humaine »
- Conjecturer la fin
- « Éloigné de tout visage humain »
- « Durant quatre heures »
- L’enquête
- « Apprendre à lire aux enfants »
- « Chacun doit se garder d’écrire comme d’un écueil »
- « Historien, auteur comique et tragique »
- L’intelligence du peuple
- « Dans l’esprit des hommes ». L’expérience religieuse du peuple
- La voix du peuple. Anthropologie de la vie urbaine
